














Céline Dion a fait hier matin l'une de ses rares apparitions publiques depuis la fin de sa tournée. Aux côtés de sa mère, de ses frères et de ses soeurs, la
chanteuse a assisté à la levée de la première pelletée de terre de ce qui sera, à la fin de 2010, la Maison de soins palliatifs Adhémar- Dion, à Terrebonne.
Vêtue d'une robe blanche et d'un veston bleu, Céline Dion est arrivée sur le chantier du chemin St-Charles, en bordure de l'autoroute 40, au bras de son mari, René Angélil, et de leur jeune fils, René-Charles.
Propres aux retrouvailles du clan Dion, les rires,
les chansons et les chaleureuses accolades se sont multipliés avant que ne débute la cérémonie officielle.

Financée à hauteur de trois millions$ par la Fondation du Centre de santé et de services sociaux du Sud de Lanaudière, la Maison Adhémar-Dion (dont l'investissement total frise les 4 M$) sera une maison de soins palliatifs qui comptera 12 chambres privées et qui accueillera chaque année quelque 200 personnes en fin de parcours.
L'automne dernier, les promoteurs du projet se sont entendus avec la famille Dion pour que la maison porte le nom du défunt patriarche.
«Je suis fière et j'espère qu'il m'entend, confie Thérèse Tanguay-Dion en levant
les yeux au ciel. Avant d'accepter, on a fait plusieurs meetings avec les enfants, admetelle, et ils m'ont tous dit qu'ils seraient fiers eux aussi.»
Touchée par les propos de sa mère, Céline Dion a dit souhaiter de tout son coeur que le personnel de la maison arrive à offrir «quelque chose qui va au-delà de la médecine».
«C'est au-delà des soins, de l'équipement ou des médicaments. (...) Pour être bien honnête, quand ce projet-là nous a été présenté, notre crainte première a été de se demander s'ils arriveraient à traiter les gens à la hauteur de l'amour qu'on a eu pour notre père», confie-t-elle.
Évoquant alors le tourbillon de la vie, Céline Dion en a profité hier pour déplorer que certaines personnes âgées et malades soient encore laissées à eux-mêmes.
«La vie nous pousse à avancer rapidement, mais ce n'est souvent pas une question
d'argent ou de place (...), parfois c'en est une de
valeurs, qui ont changé avec le temps. Les gens de la génération d'aujourd'hui ne savent pas où mettre leurs parents, et je trouve ça
triste" , confie t-elle..

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